Retour en haut
Une offre de formation complète en Ressources Humaines Responsables

Bilan des risques professionnels 2016 : les maladies psychiques et les RPS en question

La branche Risques Professionnels de l’Assurance Maladie a publié le 14 septembre 2017, son rapport annuel. En 2016, la fréquence des accidents du travail reste à un niveau historiquement bas et les maladies professionnelles voient leur nombre diminuer. Au-delà de ces deux constats positifs, le rapport permet de dresser des constats plus nuancés en matière de santé au travail.

Les journées non travaillées en raison des accidents du travail et de trajet représentent l’équivalent de 233 000 emplois à temps plein.

Les accidents du travail : au plus bas depuis 1946

Si les accidents du travail se sont stabilisés à 33,8 cas pour mille salariés (en légère baisse annuelle de – 0,3 %), des différences significatives entre secteurs perdurent.

Le BTP reste particulièrement concerné même si les accidents sont en nette baisse (- 29 %). Un autre secteur attire particulièrement l’attention, celui des aides et soins à la personne où la fréquence des accidents bondit de 45 % en un an, sur ces métiers la fréquence des accidents est trois fois plus élevée que la moyenne.

En matière d’accident du travail, l’un des points les plus préoccupants reste celui des lombalgies (douleurs de la partie basse du dos) représentant un accident sur cinq (voir notre article à ce sujet).

Des maladies professionnelles moins fréquentes, mais des problématiques psychiques en hausse

Sur le plan des maladies professionnelles si la tendance est aussi globalement à la baisse (- 4,3 % de nouveaux cas), les constats sont différents d’une problématique à une autre :

  • Les troubles musculo-squelettiques (TMS) enregistrent une baisse significative de – 4,1 %, mais représentent à eux seuls près de 9 maladies professionnelles sur dix (87 % des cas).
  • A contrario, les cancers (hors amiante) sont en nette augmentation (+10,1 %)
  • Quant aux maladies psychiques, si celles-ci ne concernent que 1,22 % des cas, elles connaissent une très en forte augmentation (+ 40 %).

La forte augmentation de la reconnaissance des cas de maladies psychiques s’explique en raison d’un assouplissement réglementaire qui permet de soumettre plus de dossiers qu’auparavant : jusqu’à 2012, pour reconnaître une maladie professionnelle il fallait nécessairement que la maladie ne soit plus évolutive ce qui excluait de fait, la plupart des problématiques psychiques.

En 2016, les maladies professionnelles en lien avec les risques psychosociaux sont 7 fois plus nombreuses que cinq ans auparavant.

 Une nécessité d’agir en matière de prévention des RPS

En cinq ans, on enregistre trois fois plus de cas de demande de reconnaissance en maladie professionnelle sur des pathologies en lien avec les troubles psycho-sociaux. Les affections psychiques reconnues sont dans plus de trois quarts des cas des dépressions, suivies des troubles anxieux et des états de stress post-traumatiques.

 Pour faire face à l’émergence des risques psychosociaux et préserver la qualité de vie au travail, le Groupe JLO accompagne les employeurs dans la mise en place de politique de prévention des RPS.

Cet accompagnement peut notamment prendre la forme :

En savoir plus sur notre expertise : prévention des risques psycho-sociaux.