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Santé au travail : risque élevé de dépression chez les jeunes médecins et les internes

1 jeune médecin sur 4 serait dépressif. C’est ce que révèle une étude* menée en 2017 par quatre syndicats d’étudiants en médecine et d’internes, dont les résultats ont été rendus publics le 13 juin dernier. L’objectif de cette étude est de mettre en lumière la dégradation de la santé mentale des étudiants et des jeunes médecins ; mais également de réclamer des mesures afin d’améliorer leurs conditions de travail.

5.8% des jeunes médecins interrogé(e)s ont eu des idées de suicides dans le mois précédent l’enquête

Menée auprès d’étudiant.e.s en médecine (hors première année), d’étudiant(e)s hospitaliers/externes, d’internes et de chefs de clinique/assistant.e.s, l’étude fait suite à une vague de suicides depuis le début de l’année 2017 parmi cette population.

Une situation préoccupante pour les jeunes médecins et les internes

  • 2 jeunes médecins / internes sur 3 seraient anxieux
  • 1 sur 4 serait dépressif
  • 3% ont déjà fait une tentative de suicide

Des constats alarmants, qui révèlent aussi des facteurs de risques, parmi lesquels la fatigue, l’insuffisance de l’encadrement, l’absence de soutien des supérieurs hiérarchiques ou encore des violences psychologiques.
A l’inverse, des facteurs dits « protecteurs » permettent de limiter cette dégradation : la mise en place de temps d’échanges dédiés, les visites chez le médecin du travail et la suffisance de ressources matérielles.

Impliquer tous les acteurs dans l’amélioration de la santé au travail des jeunes médecins

L’étude tire la sonnette d’alarme : la dégradation de la santé mentale des jeunes médecins peut avoir des conséquences sur la qualité des soins prodigués et peut générer des erreurs médicales sur les patients.
Prévenir les risques psycho sociaux implique l’engagement d’un certain nombre d’acteurs, y compris celui des jeunes médecins et internes.
Ainsi, les syndicats à l’origine de l’étude préconisent un certain nombre de mesures à mettre en place afin d’améliorer leur santé au travail :

  • La formation: des managers et des jeunes médecins sur les facteurs, les signes et les risques de la dépression.
  • La prévention: notamment par le respect de la législation concernant le repos de sécurité. A l’heure actuelle, 45% des jeunes médecins et internes disent ne pas respecter ce temps de repos (11h consécutives de repos sur une garde de 24h). Mais aussi le respect des temps de travail.
  • La prise en charge : le dépistage de situations à risques et l’adaptation des conditions de travail pour les individus concernés par la dépression.
  • La surveillance : sécuriser l’environnement des jeunes médecins et internes et veiller à leur état de santé de manière régulière.

 *La Santé mentale des internes et étudiants en médecine : facteurs de risque personnel.
Etude menée par INSAR / IMG anempf ISNCCA et ISNI sous forme de questionnaire en libre-accès et en ligne, ouvert entre le 31/01/2017 et le 01/04/2017. L’échelle utilisée pour mesurer la dépression a été la HADS (Hospital Anxiety and Depression Scale) et l’étude comportait 14 questions.
L’étude a réuni 21768 répondant.e.s dont 40% d’étudiant.e.s hospitaliers/externes.

 Prévenir les Risques PsychoSociaux : un enjeu lié à la Qualité de Vie au Travail

Mettre en place une politique de prévention des Risques PsychoSociaux (RPS), c’est faire face à l’émergence des RPS et préserver la Qualité de Vie au Travail.
Les équipes de JLO Conseil accompagnent, depuis plusieurs années, des établissements de santé dans leur démarche de prévention :

Selon JLO Conseil, ces éléments sont de véritables leviers pour l’amélioration des conditions de travail.

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