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Les addictions : nouvel enjeu de la Santé au travail

« 20% des accidents du travail sont liés aux drogues ou à l’alcool » selon une enquête menée par trois chercheurs du CNAM et du CNRS et révélée dans leur livre Se doper pour travailler (Edition Erès) paru en avril 2017. Un fléau pour la Santé au travail qui implique de plus en plus les employeurs, du fait du décloisonnement vie privée / vie professionnelle de la consommation.

Selon le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé : « L’addiction se caractérise par l’impossibilité répétée de contrôler un comportement et la poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives. »

La démocratisation des conduites addictives

Trouver le sommeil après une journée de travail, soulager une douleur physique, être plus à l’aise avec ses collègues ou être plus performant… autant de raisons qui inciteraient les salariés à consommer des substances psychoactives. Ces dernières peuvent aussi bien être licites (tabac, médicaments, alcool), qu’illicites (cannabis, cocaïne, ectasy, amphétamine etc…) et leur consommation régulière peut conduire à une addiction.
Le décloisonnement entre vie professionnelle et vie privée dans le monde du travail s’appliquerait aussi en ce qui concerne la consommation de substances psychoactives. S’ajoute à cela les évolutions des modes et des conditions de travail (la sur sollicitation par exemple) et l’accessibilité des drogues.

Une nouvelle priorité dans la prévention de la santé au travail

Même si le lien entre consommation de substances psychoactives et travail n’est pas fermement établi, la prévention des conduites addictives est devenue en quelques années un sujet préoccupant pour l’employeur. Repérer ces addictions est souvent associé aux conséquences qu’elles produisent au sein de l’entreprise :

  • Absentéisme
  • Perte d’intérêt
  • Négligences
  • Perte du lien social
  • Accident du travail (dont les accidents de la route) etc…

Selon le Code du Travail (Article L4121-1) l’employeur « prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Ainsi, les conséquences des comportements addictifs doivent être évaluées et prévenues : dans le règlement intérieur ou le document unique par exemple. Si l’employeur ne respecte pas cette obligation, sa responsabilité peut être mise en jeu.
En dehors des interdictions ou des sanctions disciplinaires liées à la consommation de substances psychoactives, l’employeur peut agir en amont en œuvrant en faveur de la santé au travail.

 Selon l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) : « La réduction du risque lié aux addictions passe par l’élaboration d’une démarche de prévention collective associée à la prise en charge des cas individuels. Les actions de prévention concernent l’ensemble des travailleurs de l’entreprise et pas seulement ceux qui sont en difficulté ou affectés à certains postes de travail. »

La santé au travail comme élément clé de la Qualité de Vie au Travail

Prévenir les comportements addictifs en entreprise peut être un objectif d’une politique de développement de la Qualité de Vie au Travail (QVT). Anticiper ces addictions dans le contexte professionnel, c’est aussi mettre en place des mesures concrètes pour la santé au travail.
JLO Conseil, entité du Groupe JLO, est en mesure d’accompagner ses clients sur ces thématiques :

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