publié le 06-11-2009
L'AGEFIPH publie les résultats d’une étude qualitative sur leur vie en entreprise, basés principalement sur les données recueillies grâce à son action « Accompagnement de la Vie au Travail ».
En voici les principaux enseignements :
• Les salariés comme les employeurs ont une vision positive de leur collaboration :
Les salariés travailleurs handicapés sont perçus comme « plus motivés, plus impliqués et dans certains cas particulièrement moteur au sein des équipes de travail ». Et ils montrent un fort sentiment de reconnaissance envers leur employeur, certainement lié aux difficultés perçues liées à l’insertion professionnelle et à la peur du chômage.
• La nature du handicap des salariés est rarement connue de façon précise. Le libre dialogue sur un tel sujet, à la limite entre la vie personnelle et professionnelle, reste délicat et semble d’autant plus difficile que la taille de l’entreprise est grande et que le handicap est invisible.
• Certaines difficultés méritent l’attention de chacun :
L’implication des travailleurs handicapés et leur volonté de réussite dans leur emploi peut les amener à se surinvestir et minimiser les difficultés rencontrées.
Ainsi les aménagements de poste sont quelquefois peu sollicités pour des raisons de visibilité : les salariés ne souhaitent pas forcément parler des difficultés qu’ils peuvent rencontrer sur leur poste de travail car ils craignent que cela soit interprété comme une baisse d’aptitudes et ils ne souhaitent pas se faire remarquer. De leur côté les employeurs estiment compliquées les procédures à entamer.
Les travailleurs handicapés sont moins demandeurs de formation. Quelques raisons invoquées : la volonté de ne « pas trop en demander », le stress sur « comment se rendre à la formation »,leur faible niveau de formation qui accentue les craintes relatives aux situations d’enseignement.
une vision de la reconnaissance de travailleur handicapé stigmatisante, trop lourde et bénéficiant principalement à l’employeur.
Un dernier point positif, à valoriser pour développer l’insertion : Les relations entre les salariés handicapés et les salariés valides sont majoritairement jugées comme bonnes et ont souvent une influence positive sur l’ambiance de travail (solidarité).
